Les 18-24 ans en plein paradoxe : écolos mais consuméristes

Ecolos mais consuméristes, prenant le vélo pour aller au boulot mais partant deux ou trois fois en avion par an pour aller en vacances, conscients de la gravité de la situation écologique mais peu adeptes du tri sélectif… Les 18-24 ans semblent nager en plein paradoxe, comme le décrit l’étude menée par le CRÉDOC

Depuis le début 2019, la grève des étudiants pour le climat, initiée par la militante suédoise Greta Thunberg, a déclenché une mobilisation internationale avec des déclinaisons dans de nombreux pays, dont la France. Cette mobilisation, ainsi que le fort vote écologiste des jeunes aux élections européennes, rend visible une jeunesse française convaincue de la réalité et de la gravité du changement climatique et pointant du doigt l’inaction politique. Les travaux menés par le CRÉDOC pour l’ADEME révèlent une réalité plus nuancée. Si les jeunes sont réellement inquiets et pénétrés de la catastrophe écologique annoncée, leurs comportements au quotidien ne sont pas bien différents de ceux des générations plus âgées. En particulier, les jeunes montrent un goût certain pour le shopping, les équipements et pratiques numériques, les voyages en avion et une alimentation peu durable. Ils ont des habitudes plus écologiques que leurs aînés dans deux domaines seulement : au quotidien, ils privilégient la marche, la bicyclette, les transports en commun, le covoiturage. Et ils montrent un intérêt fort pour les alternatives à l’achat neuf (achat d’occasion, location, emprunt, revente, troc, etc.). L’étude met à jour cinq pistes pour favoriser des actions concrètes pour l’environnement auprès des jeunes comme de l’ensemble de la population.

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