EXPOSITIONS DU 25 AU 28 MAI 2019

Pour la deuxième année, le FIM s’ouvre à l’art, en tant que moyen de communication sur les enjeux du réchauffement climatique et du développement durable. L’objectif est de valoriser une approche, pas uniquement scientifique, mais culturelle et artistique de l’écologie et du développement durable. 

DESSINE-MOI LES CAFÉS CLIMAT
Une exposition de l’Agence Parisienne du Climat

Depuis quelques mois, l’APC missionne Tommy Dessine, un dessinateur de presse et caricaturiste, pour rendre compte en textes et en dessins des contenus présentés lors des Cafés-Climat. Ces dessins seront exposés au 16e FIM.

GARDIENS DU TEMPS
Une exposition de la photographe Florence Joubert

Le météosite du Mont Aigoual dans les Cévennes est le dernier observatoire météorologique habité de France. Des générations de personnages se sont succédées dans ce château fort, scrutant le ciel, la nature et ses états.

LES ÉLÉMENTS
Une exposition proposée par la Fondation Elyx

Aborder les impacts et les conséquences des changements climatiques sous l’angles des quatre grands éléments Terre, Feu, Air et Eau permet d’appréhender les raisonnements scientifiques par une approche symbolique.

LES ÉLÉMENTS

Fondation Elyx

Pour concevoir l’exposition, le FIM a sollicité la Fondation ELYX sous l’égide de la Fondation FACE, dont un des objets est de participer à replacer la Culture au centre du bien commun. Elle créée, développe et accompagne les projets culturels porteurs de sens et d’inclusion. Aborder les impacts et les conséquences des changements climatiques sous l’angle des quatre grands éléments l’eau, l’air, la terre et le feu permet d’appréhender les raisonnements scientifiques par une approche symbolique. En effet, nous sommes dépendants de la fertilité des sols, de la propreté de l’eau et de la pureté de l’air, ainsi que du feu sous la forme d’énergie. L’exposition prend le parti de partir de l’essence physique et ésotérique du monde pour en montrer sa fragilité, son érosion et son asphyxie. Ainsi l’exposition est incarnée par les œuvres de quatre artistes, représentant chacun un des quatre éléments :
L’AIR – Julien SALAUD, LE FEU – Bernard AUBERTIN, L’EAU – Yacine AIT KACI, LA TERRE – Julie LEGRAND

L’AIR

Constellation de la biche 2, 2012

Julien Salaud

Formé à la biochimie et à l’ethnologie, sa démarche artistique, à la fois unique et poétique, est empreinte d’un lien très fort avec la nature et ses êtres qui la composent. Elle n’a de cesse de surprendre par son originalité et sa puissance évocatrice. Cet artiste, lauréat du célèbre et très pointu Salon de Montrouge, est très concerné par l’impact de l’action humaine sur son environnement. Il crée un bestiaire décalé et irréel, composé de nouvelles espèces hybrides, qu’il couvre de bijoux, de plumes ou de perles de rocaille.
Une très grande énergie se dégage de ses totems animaliers. Tel un artisan, l’assemblage de chaque élément de ses sculptures, à la fois éclectiques et complexes, fait l’objet d’une longue réflexion. Julien Salaud rassemble les éléments de la taxidermie et donne à ses sculptures des poses diverses telles des trophées de chasse fantastiques. Dans le cadre de l’exposition, Les Eléments, Julien Salaud présente une biche asphyxiée.
Crédits Photos : galerie Suzanne Tarasieve

LE FEU

TABLEAUX-FEU, 2012

Bernard Aubertin

Bernard Aubertin (1934-2015) propose une série de “tableaux-feu”, bien qu’à l’issue de la performance, il ne reste plus que du bois calciné et fumé. Les œuvres de Bernard Aubertin sont conçues comme révélateurs de la puissance des matériaux. Bernard Aubertin rencontre Yves Klein en 1957 à Paris. C’est à la suite de cette rencontre capitale qu’il réalise ses premiers monochromes rouges.
En 1961, Bernard Aubertin rejoint le groupe d’artistes allemands ZERO (Otto Piene, Heinz Mack, Günther Uecker) avec qui il partage une méfiance pour le langage. « L’art n’est pas expression mais connaissance, on n’a pas quelque chose à dire, on peut seulement être. » (Bernard Aubertin). Attribuant une valeur libératrice et prophétique au rouge et au « feu en lévitation » dans lesquels il voit une matérialisation de la culture « extra-sensorielle ». Dans le cadre de l’exposition, Les Eléments, l’œuvre de Bernard Aubertin, représente la chaleur du soleil, l’énergie que nous consommons et l’aridité grandissante des sols.
Crédits Photos : galerie Jean Brolly

L’EAU

Crue si fiction

Yacine Ait Kaci

Yacine Ait Kaci est un artiste et entrepreneur français qui vit et travaille à Paris. Après des études d’art et de design aux Arts décoratifs de Paris, il fait partie des pionniers de la création numérique. Son mot d’ordre : l’hybridation et le métissage des arts, que permet alors le numérique. Il enchaîne alors des titres interactifs comme le DVD-Rom du Louvre, des réalisations scientifiques pour la télévision (Archimède) puis l’art numérique avec la création en 2000 d’Electronic Shadow. Cela donnera lieu pendant plus de 10 ans à des dizaines de projets artistiques et prospectifs, installations, spectacles dans le monde entier et invention brevetée du vidéo mapping 3D. Le monde continue de changer, la technologie et les usages aussi. L’ombre électronique est devenue une réalité et les réseaux sociaux entrent dans la vie de tous. Yacine retrouve alors son vieil ami crayon pour créer une créature virtuelle sur du papier, Elyx qu’il met en scène dans une version low-tech de la réalité augmentée. Il redécouvre ainsi le réel et appelle sa pratique le digital Street Art. Il arpente ainsi les rues du monde avec son petit compagnon qui est devenu une petite star du web et également le premier ambassadeur digital des Nations Unies. Ce partenariat donne lieu à de nombreux projets pour porter notamment la Déclaration des Droits de l’Homme à travers le monde, ainsi que les Objectifs de Développement Durable. Dessiné pour ne pas utiliser de mots, universel et bienveillant, Elyx est l’avatar de ce qu’il y a de plus positif dans les bouleversements du monde et c’est en artiste engagé dans son époque que Yacine en a fait un média poétique et inclusif avec en germe l’imaginaire d’un monde meilleur.
Dans le cadre de l’exposition, Les Eléments, Yacine Ait Kaci renoue avec son passé au cœur d’une installation vidéo nous interpellant sur les conséquences du réchauffement climatique que nous expérimentons déjà !
Crédits Photos : YAK

LA TERRE

Bonjour Toi !

Julie Legrand

Titulaire d’un Master en Création et Technologies Contemporaines, d’une maîtrise de Lettres modernes option philosophie et esthétique, Julie Legrand est également diplômée de l’école Nationale supérieure d’arts de Cergy. Ses sculptures hybrides sont animées par une «convergence des atomes» : confrontation, exploration de l’intimité, tension à travers des jeux d’équilibres toujours fragiles, fusions d’éléments improbables (comme le verre et l’éponge). Les oppositions ne se contrarient pas, mais correspondent à une recherche permanente de nouvelles complémentarités entre matières, structures, agencements et couleurs, comme la naissance de nouveaux possibles. L’artiste collecte, sculpte, assemble, fabrique, emboîte les matériaux les plus divers et hétéroclites pour réaliser des pièces aussi fragiles qu’imposantes qui nécessitent toujours une élaboration de longue haleine, minutieuse et exigeante.
Son territoire d’exploration, « les géographies émotives », donnent naissance à des sculptures vivantes, d’où l’on peut sentir battre les pulsations. Du brutal, de l’animal, se dégagent de certaines de ses œuvres, une force bondissante prise dans une action qui vient pénétrer la peau de celui qui s’approche. Dans le cadre de l’exposition, Les Eléments, Julie Legrand nous présente une terre minérale dont les pousses nous rappellent la végétation d’un monde que nous perdons.
Crédits Photos : Julie Legrand

GARDIENS DU TEMPS

Florence Joubert

Sur le Mont Aigoual se trouve le dernier observatoire météorologique habité de France. Situé sur le toit des Cévennes, il est soumis à des phénomènes extrêmes. Dans cette forteresse, des générations de personnages ont scruté le ciel, la nature et ses états. Aujourd’hui, 4 salariés de Météo-France, Chantal, Eric, Rémy et Christian, y tutoient le brouillard et les tempêtes.
Au rythme des saisons, et à la lecture des registres centenaires, la photographe Florence Joubert a tenté de comprendre la relation spéciale qu’entretiennent les météorologues de l’Aigoual au temps sous toutes ses formes.

A propos de Florence Joubert

Diplômée de l’ENSAD, Florence Joubert travaille dans les domaines de l’architecture, du patrimoine et de la science, et y explore l’univers des métiers. Elle publie également ses récits de voyages en latitudes extrêmes dans la presse. Ses sujets de prédilection, à la marge du documentaire, racontent des lieux à la dimension historique forte et des personnages singuliers en étroite relation avec la nature. Elle est par ailleurs membre du collectif les Sismographes et ses images distribuées par la SAIF images.
Crédits Photos : Florence Joubert